Nature
Le jardin des géants
Le jardin de la Place de Alegria ou Alfredo Keil
Si vous flânez du côté de l’Avenue da Liberdade, venant du Rossio ou de Restauradores et en remontant vers Marquês Pombal, faites un petit détour par cette place au nom si joyeux pour y découvrir des exemplaires d’arbres plus ou moins exotiques et de proportions démesurées.
Ce petit jardin, pas plus grand qu’un mouchoir de poche (0,3 ha), fut crée en 1882 et rend hommage à Alfredo Keil (1850-1907), poète, peintre et musicien, compositeur de l’hymne national – A Portuguesa-- dont nous trouverons le buste sculpté contre la haie de buis (Buxus sempervirens).
Coté botanique :
Ce petit jardin actuel recense six arbres classés d’intérêt spécial !
D’abord, en arrivant dans le jardin, nous remarquons l’ombre épaisse que fournit un gros tilleul (Tilia sp.) sur la gauche. Il est vrai qu’en hiver, ayant ses feuilles caduques, on pourra passer sans trop le remarquer. Cet arbre sacré, protecteur des guerriers pour les peuples germaniques, dont le genre comprend pas moins de 30 espèces, est très commun dans les forêts des zones tempérées de l’hémisphère Nord. Aussi bien son bois clair que ses fleurs parfumées sont appréciés depuis toujours.
Côté droit, une Erythrine (Erythrina cistagalli), une légumineuse de la famille des Fabacées, qui provient d’Amérique du Sud et fleur nationale de l’Argentine, gagne à être vu quand ses fleurs « à la crête de coq » s’épanouissent d’avril jusqu’en octobre. Son nom vient du grec erythros, rouge, pour la couleur de ses fleurs et de ses graines.
Si nous avançons davantage vers le bassin central, nous avons sur notre gauche une petite lignée de Micocouliers (Celtis australis), peut-être l’arbre le plus planté à Lisbonne, un habitué de la région méditerranéenne, qui a été longtemps exploité pour son bois de qualité, clair et résistant, qui servait entre autre à fabriquer les fameuses fourches à trois doigts, pour sa végétation, fourrage apprécié par les animaux d’élevage et pour son ombre généreuse, bien qu’il soit de feuille caduque. On le reconnaît facilement à son tronc lisse et gris « à la peau d’éléphant ». Sa croissance relativement lente s’accorde avec le fait qu’il peut vivre facilement plus de 200 ans. Ses fruits, semblables à de petites guignes, sont comestibles et très appréciés par la gent volatile, en septembre, quand ils sont bien rouges au milieu d’une végétation encore verte. En hiver, ces mêmes fruits, séchés, resteront accrochés aux brindilles de l’arbre pendant longtemps.
Passons maintenant aux véritables géants de cet espace vert avec les deux Sidéroxylons (Metrosiderus excelsa) de dimension impressionnante, que l’on trouve en remontant côté gauche toujours, avec leurs racines aériennes de couleur rougeâtre qui pendent aux branches et qui nous aident à reconnaître cet arbre en provenance de Nouvelle-Zélande, où les Maori l’appelle « pohutukawa », qui signifie littéralement « éclaboussé par la mer » , référence à sa
bonne adaptation en zone côtière, à l’air marin et au vent du littoral. D’ailleurs, on le plante de plus en plus au Portugal en bord de mer. Il est aussi connu comme « arbre de Noel », à cause de sa floraison aux pompons rouges, semblable à celle du Rince-bouteille(Callistémone), qui apparaît à la fin de l’année dans l’hémisphère Sud. Au Portugal, par contre, les fleurs s’épanouissent en juin.
Dans la parcelle délimitée par le buis, nous remarquerons un Avocatier (Persea americana) très élancé, au feuillage persistent et brillant comme tous les Lauracées, tout comme à côté de lui le Magnolia (Magnolia grandiflora), deux arbres originaires d’Amérique du Nord et amené pour le premier en Europe par les Espagnols qui le découvrirent au Mexique et pour l’autre par le botaniste français Pierre Magnol (1638-1715) qui parcourut le sud des Etats-Unis actuels.
Pour finir la visite en beauté, il suffit de contempler l’énorme Kapokier (Chorisia speciosa) de 200 ans d’âge, 25 mètres de haut, couvert d’épines, le tronc bombé et exceptionnel par sa floraison en automne, preuve de sa provenance d’Amérique latine, qui est un témoignage vivant du climat favorable de Lisbonne au développement de telles espèces tropicales.
De temps en temps il organise des visites dans les jardins de Lisbonne !
L´Espace biodiversité de Monsanto
Situé à la sortie ouest de Lisbonne, Monsanto est un immense espace vert. Cette forêt abrite :
- plusieurs parcs pour enfants,
- des parcours sportifs,
- des chemins de randonnée...
- et un centre de récupération d'animaux blessés, le Lx CRAS (Centro de Recuperação de Animais Silvestres), au sein de la zone protégée de "16Ha" .
Le Lx CRAS recueille, traite et remet en liberté différentes espèces d'animaux forestiers. Ce sont en majorité des oiseaux (mouettes, cigognes et rapaces) mais aussi des ferrets, des hérissons et autres mammifères. Vous pouvez visiter l'espace "biodiversité" le weekend. (www.Petitjournal.com, Lire l'article complet en cliquant ici)
Une mission d’information et de sensibilisation pour préserver et conserver la faune :
Une exposition photo "Olhares da biodiversidade" de Maria Sobral se déplace de marché en marché...
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jusqu'au 30 juin à Quinta das Conchas (Lumiar)
La " route de la biodiversité " (Rota da Biodiversidade)
Un randonnée homologuée de 14 km
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La route de la biodiversité relie le parc forestier de Monsanto au fleuve Tage invitant à regarder la ville sous un autre angle. A pied ou à vélo c´est un parcours qui permet l´observation de la grande diversité biologique -écosystème méditerranéen et atlantique- ainsi que la richesse du patrimoine historique de Lisbonne. Un circuit inattendu et fascinant à faire un dimanche en toute tranquillité en respectant la bonne conduite environnementale.
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C´est dans le jardin Vasco de Gama à Belém que se trouve le départ ou la fin du circuit (brochure, plan et fiches disponibles au kiosque municipal de l´environnement -modulo Ambiente- Rua Vieira Portuense)




