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01
Déc

en janvier

Écrit par André Laurins (914 699 247) on 01 Décembre 2011.

Situation générale :

Après une période sans pluie de plus de quatre semaines, les nuits ont été assez fraîches et souvent proches de la gelée blanche. La température est cependant restée douce, en journée, pour la saison. Cet hiver est donc loin d’être rigoureux.

Plantation :

C’est le moment de préparer les terrains pour les cultures d’hiver, en particulier, les pommes de terre, pour une plantation précoce. Ainsi, selon le dicton d’ici : « pomme de terre semée en janvier sera mangée par le faucheur de blé ». Cette précocité évitera de devoir irriguer en fin de culture.

Vergers et vignes :

On continuera la taille des arbres fruitiers, avec la période la plus favorable en lune décroissante, donc dans la deuxième moitié de ce mois-ci.Par contre, pour greffer, l’idéal sera en lune croissante. Il est déjà un peu tard pour tailler les oliviers, car le mieux est de le faire juste après la récolte, donc en novembre/décembre.

La plantation d’arbres fruitiers, comme de haie reste toujours d’actualité, car nous sommes en période de repos végétatif et les arbres plantés maintenant auront le temps de s’acclimater à leur terrain avant l’arrivée du printemps.

La taille de la vigne dans la région de Lisbonne (Estremadura) est déjà bien avancée et si le temps continue aussi clément, sa reprise de végétation peut être plus précoce cette année.

Jardin potager :

Les semis de légumineuses, telles fève, petit-pois, mangetout, lupin ou pois-chiche, peuvent se réaliser directement sur les espaces où on initie un nouveau cycle de cultures, les légumineuses préparant bien les terrains en les enrichissant. On sèmera les salades sous abri, pour les transplanter plus tard à 4,5 feuilles et en semis direct navets, choux, radis, carottes, épinards et poireaux. On peut aussi continuer les semis d’ails et oignons.

Jardin fleuri :

avec semis de bégonia, pois de senteur ou fleurs de lys. C’est l’époque des camélias en fleur, comme des violettes, pensées et tulipes.

Suite du «spécial compostage» :

On a vu ce que l’on pouvait mettre et ne pas mettre dedans ; voyons maintenant l’élaboration du tas de compost. Tous les 20 à 30 cm d’épaisseur, on ajoutera une couche de terre ou de matière organique déjà compostée et riche en micro-organismes. Pour qu’il y ait une bonne oxygénation du tas, il est nécessaire de démarrer à la base avec de fines branches et d’avoir sur les côtés des planches qui laissent passer de l’air. On trouve d’ailleurs dans le commerce des récipients appropriés pour le compostage avec couvercle et on pourra le mettre sur le balcon ou dans un coin de jardin pas trop loin de la cuisine. Un bon compostage ne sent pas mauvais et n’attire pas les mouches. Si c’est le cas, il y a un problème d’excès (eau ou matière organique dégradée). Dans son jardin, on pourra recouvrir son compost avec des feuilles mortes, de la paille ou du gazon, pour maintenir une chaleur nécessaire à la conservation des insectes du sol. La hauteur de l’ensemble ne devra pas excéder 1,5m. On peut aussi incorporer des bactéries pour accélérer le processus en les achetant dans le commerce. Si un compostage est régulièrement humidifié, il faudra entre 6 mois et un an pour tout transformer en fine terre de forêt. L’idéal est donc d’avoir deux ou trois compartiments séparés avec des phases différentes de décomposition. On compte généralement 3 à 4 mètres carrés de compostage pour un jardin de 100 mètres carrés.

Ce mois-ci, dans mon assiette...

legumes-saison

Tous les aliments de saison...